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Archive pour la catégorie 'Tournoi des Six Nations'

Avant France-Irlande

 

 

GUY NOVÈS. Le jeu de l’équipe de France n’est pas sans ressemblance avec celui du Stade Toulousain, dont sont issus cinq des titulaires de Murrayfield dimanche dernier. L’avis de l’entraîneur stadiste

Sous le bleu, le rouge

novesAprès la victoire de la France sur l’Écosse dimanche (6-27), Thierry Dusautoir, à qui la presse demandait s’il était surpris par le jeu de mouvement des Bleus version 2008, répondait : « Non, c’est exactement comme ça qu’on joue à Toulouse ! » Guy Novès entraîne depuis 1993 le Stade Toulousain, plus gros pourvoyeur d’internationaux avec sept joueurs dans la liste initiale de Marc Lièvremont (depuis, Poux et Fritz se sont blessés). Il donne son sentiment.



« Sud Ouest ». Les joueurs toulousains du XV de France jugent que le jeu de l’équipe nationale ressemble énormément à celui qu’ils pratiquent en club. Qu’en dites-vous ?
Guy Novès. Dans le jeu de relance, c’est effectivement ce que je fais ici depuis 10 ou 15 ans. J’en discutais justement avec Vincent Clerc lundi matin. Ils ont cette capacité, cette éducation, depuis toujours au Stade, de tenter dès qu’ils le sentent possible. Après, ils ne sont pas sûrs de réussir à chaque fois, mais il faut leur donner cette possibilité de jouer et d’essayer, sans crainte de l’échec, dans une démarche mentale complètement libre. C’est le cas aujourd’hui en équipe de France, c’est le cas au Stade Toulousain depuis 15 ans.
« Sud Ouest ». Cela signifie-t-il que vous êtes un précurseur ?
Guy Novès. Précurseur, non. Le jeu de mouvement a toujours été présent au Stade. Donner plus de liberté aux ailiers ou aux arrières, en tant qu’ancien ailier, j’ai toujours pensé que c’est ce qu’il fallait faire. On le voit avec Clerc et Heymans, mais aussi avec Malzieu et Rougerie aujourd’hui, avec Poitrenaud demain. Quand je vois que Vincent Clerc a porté le ballon sur 133 mètres dimanche, quand d’autres ne font que 10, 20 ou 30 mètres dans le match, cela montre cette capacité à avancer.
« Sud Ouest ». Vous êtes-vous parlés avec Marc Lièvremont ?
Guy Novès. Non. Mon travail c’est d’être entraîneur à Toulouse, je laisse aux sélectionneurs vivre leur aventure. Je parle avec Émile Ntamack, c’est un relais avec l’équipe de France parce que c’est un stadiste. On a établi des règles de travail, on parle des joueurs sélectionnés mais jamais de jeu. Émile, je l’ai eu ici à 18 ans, il a évolué dans ce registre de jeu et y a montré son talent, il y a été champion de France et d’Europe. Il apporte à l’équipe de France ce vécu-là. Il a passé quinze ans au Stade Toulousain, il ne va pas réinventer le rugby, mais ajoute sa personnalité à ce qu’il a appris. Comme je l’ai fait à Toulouse, après des hommes comme Villepreux, Skrela ou Robert Bru.
« Sud Ouest ». Vous craigniez les doublons championnat-Tournoi et l’absence de vos internationaux. Mais vous avez battu Montpellier ce week-end?
Guy Novès. On a gagné un match, mais il en reste quatre sans eux. Avant de récupérer les internationaux, je commence par récupérer des blessés? Sans les blessures de Fritz et Poux, il devait y avoir sept Toulousains dans le quinze de départ pour Écosse-France. Je ne me plains pas, je signale simplement que nous jouons dans un rugby qui n’a pas le professionnalisme qu’on est en droit d’attendre. Les internationaux rentreront fatigués du Tournoi et les autres n’auront pas pu faire de rotation. Pour s’imposer, on se bat et, cet effort-là, on le paiera peut-être sur un match de phase finale. Alors, on dira que Toulouse est en crise et tout le monde aura oublié cette période.

:Recueilli par Nicolas Espitalier envoyé spécial

PHOTO LAURENT THEILLET

 

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VENDREDI 8 FEVRIER.L’ancien joueur de la Section Paloise, rentré en fin de match en Écosse, sera titulaire demain. Confessions d’un deuxième ligne rugueux

Méla dans la mêlée

melaVingt minutes, un petit morceau de temps de jeu ramassé sur la pelouse de Murrayfield. Suffisant pour devenir le premier international du SC Albi depuis cinquante ans. Arnaud Méla a obtenu sa première sélection en équipe de France de rugby, dimanche dernier à Edimbourg, en remplaçant Loïc Jacquet à la 62e minute de la rencontre.
« Je suis entré sur une action qui a duré cinq minutes. J’ai joué à fond. Au bout de vingt minutes, j’ai explosé », commente ce deuxième ligne massif, réputation de méchant, fossettes de gentil. « C’est difficile de prendre le match en route. Je ne savais pas exactement à quel moment j’allais rentrer alors ce n’était pas facile pour « faire monter » en m’échauffant et être au maximum au moment de pénétrer sur la pelouse », raconte Arnaud Méla.


Une réputation. Il n’aura pas ce problème demain. L’ancien joueur de la Section Paloise, natif du Comminges mais enfant de Bigorre, honorera dès le coup d’envoi de France-Irlande sa deuxième sélection. Pour la première fois titulaire chez les Bleus, il savoure d’avance « le bonheur d’être au Stade de France », après avoir pris le temps de déguster les rites de Murrayfield. Là où d’autres ont dû fermer leur esprit au moment des hymnes pour ne pas craquer émotionnellement, le joueur d’Albi n’a rien raté : « J’ai écouté le Flowers of Scotland. C’était fort, surtout quand ils ont arrêté les cornemuses pour finir a capella ».
Mal rasé sans que ce soit volontaire, une cicatrice sur le front et un dossier épais dans les archives de l’arbitrage, il a le potentiel pour remplacer Sébastien Chabal dans le rôle éminemment rugbystique et toujours populaire de « la brute au c?ur tendre ». Observateur et doté d’un humour fin, il s’accommode de cette image de dur et d’indiscipliné qui le précède dans les regroupements et les colonnes des journaux.


« Brave ». « Il n’y a pas plus brave que moi, sourit-il. Pendant le match, bon, c’est différent. Mais après, on boit un coup ensemble et tout est oublié. » Il rappelle qu’il a « 28 ans maintenant », promet de « ne pas prendre de carton jaune cette année » et précise « travailler mentalement » sur ce sujet. Mais glisse tout de même, avant qu’on lui pose la question : « Samedi, s’il faut y aller, on ira? ». On peut changer, mûrir, temporiser. Mais on ne se refait pas.
Moins manieur de ballons qu’un Loïc Jacquet, plus lourd et moins sollicité pour les prises de balle en touche, l’ancien champion de France Reichel sous le maillot de la Section avoue préférer les phases statiques. « C’est ce qu’on me demande le plus. Je me prépare à faire mon travail dans les rucks. Maintenant, si j’ai un ballon qui se propose, je ne vais pas le jeter ! ». Depuis son arrivée à Marcoussis, sous la houlette de Marc Lièvremont et de Didier Retière, il essaie d’élargir son registre de jeu : « Je fais notamment beaucoup d’efforts sur les déplacements et le mouvement ».


Le modèle Johnson. Son entrée en jeu en Écosse a eu l’effet indéniable de consolider la mêlée française. Le sélectionneur Marc Lièvremont et l’entraîneur des avants Didier Retière ont eu envie de revoir, dans le contexte rugueux d’un France-Irlande à Paris, l’attelage joliment nommé Nallet-Méla. « C’est difficile de ne pas s’entendre avec Lionel Nallet, c’est très agréable de jouer avec lui. Lionel n’est pas un bavard, il est comme moi », constate le joueur du SC Albi.
Lorsqu’on lui demande quel est son modèle international en deuxième ligne, il n’hésite pas une seconde : « Martin Johnson ! ». My god, une idole anglaise dans un c?ur bigourdan ? « Oui. Un grand deuxième ligne. Propre ». Comme sera le bilan disciplinaire d’Arnaud Méla à la fin de cette saison, promesse de deuxième ligne.

:Nicolas Espitalier envoyé spécial

PHOTO LAURENT THEILLET



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JEUDI 7 FEVRIER 2008. Après Jean-Baptiste Poux, Florian Fritz et Elvis Vermeulen, c’est l’ailier Julien Malzieu qui a quitté Marcoussis blessé. Le Clermontois Floch a été appelé en renfort hier

Et maintenant Malzieu

 

malzieu

PHOTO LAURENT THEILLET


Ce n’est pas l’hécatombe mais, toutes proportions gardées, ça commence à y ressembler. Depuis l’arrivée à Marcoussis du groupe de 22 joueurs choisis par Marc Lièvremont pour débuter le Tournoi des Six Nations, quatre ont déjà quitté leurs camarades. Tour à tour, entre le 29 janvier et le 5 février, le pilier Jean-Baptiste Poux (déchirure du quadriceps gauche), le trois-quarts centre Florian Fritz (fracture du péroné droit) et le troisième ligne centre Elvis Vermeulen (fracture d’une côte) ont été déclarés indisponible pour des durées de deux à six semaines. L’un après l’autre, Nicolas Mas, David Marty et Louis Picamoles ont été appelés pour les remplacer.


La chance de Floch. Hier après-midi, c’est l’ailier de l’ASM Clermont-Auvergne Julien Malzieu, victime le matin même à l’entraînement d’une déchirure du muscle semi-membraneux (ischio-jambiers) de la cuisse droite, qui a dû abandonner le groupe France.
Son partenaire de club, l’arrière Anthony Floch (25 ans la semaine prochaine), a été rappelé et devait rallier le Centre national du rugby dans la soirée d’hier. Floch sera ainsi le huitième joueur encore jamais sélectionné à faire son entrée dans ce qui prend des allures de « génération Lièvremont » et à briguer une première cap à la faveur de ce Tournoi. Malgré ces défections survenues, le XV de départ composé par le trio d’entraîneurs Lièvremont-Ntamack-Retière pour France-Irlande garde une belle allure. Fait majeur, il intègre six des sept remplaçants de dimanche à Murrayfield. Seul le Berjallien Morgan Parra (19 ans) n’aura débuté aucune rencontre.
Parmi les points forts de cette deuxième feuille de match, on relèvera, passez-nous l’expression, la mêlée. Le cinq de devant aligné devant le XV du Trèfle sera celui qui a terminé la rencontre contre l’Écosse. Il s’appuiera notamment sur un vrai spécialiste au poste de pilier droit, Nicolas Mas, et la première titularisation internationale d’Arnaud Méla en deuxième ligne est assurément un gage de solidité.
Moins porteur de ballon que Loïc Jacquet, le joueur d’Albi est considéré comme une « poutre », qui aime plus que tout les phases statiques. Son association avec le capitaine Lionel Nallet doit permettre de voir un pack français plus à son aise que lors des premières mêlées, chahutées, de Murrayfield. Plus lourd que Jacquet, Méla sera sans doute moins sollicité sur les prises de balle en touche. Cela devrait être compensé par la présence de Julien Bonnaire en numéro 8, dont c’est une spécialité.
Derrière, l’alignement gagne en expérience, avec le retour de Rougerie à l’aile à la place de Malzieu et celui de Skrela à l’ouverture à la place de Trinh-Duc. « Nous avons voulu récompenser le bon comportement des remplaçants de la semaine dernière avant et après le match », a justifié Marc Lièvremont à propos des six changements effectués dans le quinze de départ.

:Nicolas Espitalier envoyé spécial

 

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JEUDI 7 FEVRIER. Homme du match en Écosse et auteur de deux essais, le meilleur marqueur du Top 14 n’aurait été que remplaçant sans la blessure de Malzieu. Turn-over oblige

Vincent Clerc fatalement

clerc


Quand tout roule, c’est plus facile de faire du turnover. « La titularisation des remplaçants de Murrayfield n’est en aucun cas une sanction pour ceux qui ont débuté », a tout de suite précisé Marc Lièvremont, qui doit quand même un minimum d’explications à Vincent Clerc. Élu homme du match dimanche dernier, l’ailier toulousain ne figurait pas, hier à 9 heures, dans la liste des titulaires pour France-Irlande. « Nous aussi, on trouve qu’il a été exceptionnel », estime pourtant le nouveau sélectionneur. À partir de combien d’essais, dans ce cas, gagne-t-on le droit de repartir pour un tour ? Le meilleur marqueur du Top 14 en avait marqué deux aux Écossais.
Ayant vu Julien Malzieu quitter l’entraînement du matin en se plaignant de la cuisse, les autres internationaux ont fait preuve de retenue dans leurs commentaires. Peut-être pressentaient-ils le forfait ? Car le temps pour le convoi médical de se frayer un passage dans les embouteillages monstres provoqués par les manifestations des taxis et le débat sur la non-titularisation de Vincent Clerc se refermait aussi sec sur les coups de 15 h 30, une fois la déchirure de l’Auvergnat diagnostiquée.
D’un naturel insouciant, Aurélien Rougerie, préféré à Clerc pour débuter le match, s’était autorisé le matin quelques traits d’humour sans prétention sur Julien Malzieu, son copain et néanmoins concurrent à Clermont. Un joueur qui blague est un joueur heureux. Mais cela permet aussi de faire diversion. « Je ne m’attendais pas spécialement à prendre la place de Vincent, devait finir par avouer la première victime des Argentins au Mondial. C’est une lourde tâche de passer après Julien et lui. Il va me falloir relever le défi ».


Roulement accepté. Cela déjà, ça reste vrai. Sur le fond, la blessure du deuxième ailier clermontois ne change rien. Lièvremont avait donné un signal fort. Sachant qu’il n’échapperait pas à la question, David Skrela, autre ancien remis au goût du jour, était venu en conférence de presse avec le mode d’emploi. « La philosophie des nouveaux entraîneurs, c’est d’éviter que trop de joueurs se sentent titulaires à part entière, tentait de traduire l’ouvreur parisien. C’est aussi leur premier Tournoi. Ils ont peut-être comme objectif de voir plusieurs joueurs pour l’avenir ».
En gros, le groupe passe avant l’individu, la Coupe du monde 2011 avant le Tournoi 2008, le maillot jaune avant la victoire d’étapes, la raison avant les sentiments. Les jeunes, notamment, y sont très sensibles. Justement. Redescendu d’un cran dans la hiérarchie des 10, François Trinh-Duc ne se sent pas du tout lésé. « Le niveau international demande beaucoup plus d’énergie qu’un match traditionnel, a pu se rendre compte le Montpelliérain. Il est logique que je me retrouve sur le banc, car David a fait une bonne rentrée. J’ai été un peu timide peut-être ».
Mais si ce roulement a l’air d’être accepté, c’est que la règle du jeu était connue de tous. « Le staff nous avait prévenus, indiqua en effet le fils du DTN. Un joueur qui a été excellent peut être remplaçant le week-end suivant ».
Comme Laurent Blanc avec ses Girondins (ou comme un autre président), Marc Lièvremont avait dit avant ce qu’il allait faire après. Pour le successeur de Laporte, c’est donc toujours l’état de grâce.

:Emmanuel Commissaire rédaction parisienne

PHOTO LAURENT THEILLET



7 février 2008 - Lire la suite Tags: , , , , ,

France - Irlande (U 20), le DIRECT

France 24 / Irlande 13

FRANCE : Dumora, Mehn, Gimenez, David, Fofana - (o) Belle, (m) Lacrampe - Lakafia, Cholloàn, Vivalda - Jaulhac, Maestri - Kervarec, Maynadier, Agnesi.

Remplaçants : Olive, Ric, Roidot, Loubière, Tomas, Coll.

IRLANDE :
Scanlon - Kearney, O’Malley, Sheridan, Cochrane - (o) Dufficy, (m) Moore - Mallon, Ryan, Essex - Sheriff, Nolan - Barclay, Douglas, Karaylannis.

Remplaçants : Harris-Wright, Archer, Sandforf, Nagle, Green, Madigan, Conor.

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Fin de match. Merci d’avoir passé ce début de soirée avec nous. Les supporters d’Auch et d’Albi pourront suivre demain samedi, à partir de 14h45, la rencontre de Top 14 entre leurs deux clubs. Rendez-vous sur cette adresse : http://fcag.blogsudouest.com A très bientôt !

87′ : C’est fini ! Les hommes de Philippe Sella obtiennent leur deuxième victoire ici à Auch face à l’Irlande dans ce Tournoi des Vi nations des moins de 20 ans. France 24 - Irlande 13

85′ : L’arbitre italien aime décidement l’air gersois et le jeu proposé. Déjà cinq minutes de tempps additionnel… Et les Irlandais ont la balle dans le camp tricolore.

80′ : C’est Wesley Fofana qui marque. Et Mathieu Belle transforme. France 24 - Irlande 13

80′ : Essai pour les Français !

76′ : Changements chez les Bleuets : Antoine Loubière remplace Yohann Vivaldi et le Tarbais Thierry Lacrampe sort pour Adrien Tomas.

On chantonne La Marseillaise dans les tribunes…

75′ : Pour répondre à Hei qui nous a laissé un commentaire, Mathieu Bastareaud n’apparaît pas sur la feuille de match. Il était pourtant prévu. Il a été aperçu en tribunes. Il est semble-t-il blessé.

74′ : Ouf ! De l’air pour les Français ! Pénalité réussie par le 10 tricolore Mathieu Belle. France 17 - Italie 13

71′ : Gourmand Julien Dumora ! L’arrière tente une pénalité à une quarantaine de mètres mais il est trop court…

70′ : Excellente chandelle suivie du Palois Dumora qui gagne une vingtaine de mètres.

68′ : Pensez à rafraîchir votre page en appuyant sur “Actualiser” ou sur F5…

67′ : Changement côté tricolore. Adam Jauhlac (Brive) sort pour une rentrée de Jean-Baptiste Roidot (Biarritz).

65′ : Et bien oui. Le Toulonnais Nicolas Agnesi écope de la biscotte. Il sort dix minutes et laisse ses partenaires à 14. Pendant ce temps, Martin Dufficy marque une pénalité. France 14 - Irlande 13

64′ : Rien de grave. L’arbitre italien sépare les deux camps. Va-t-il y avoir du carton jaune ?

62′ : Ah… une petite bagarre ici à Auch…

60′ : La partie est moins agréable qu’en première période. Beaucoup plus de jeu au sol, moins de passes. Mais elle où la french touch ?

58′ : Les Gaéliques ont récupéré le cuir mais ils sont acculés dans leurs camp. Mêlée tout près de leur ligne des 22 mètres.

57′ : Retour au jeu. Bonne touche pour les Français à quelques mètres de la ligne d’en-but.

55′ : Nouveau changement dans le pack d’avants. Raphael Olive (Montpellier) remplace Clément Meynadier (Albi) qui souffrait des reins il y a quelques instants. Le massage glacé n’a apparemment pas eu son petit effet…

53′ : Chez les gros tricolores, la rentrée du Clermontois Clément Ric fait apparemment du bien : ça pousse mieux.

51′ : Changement côté irlandais : Stéphen sort pour Harris-Wright.

48′ : Arrêt de jeu : Clément Meynadier se fait masser le bas des reins… Le jeu reprend : les Bleuets sont dans le camp irlandais et vont au charbon.

46′ : Changement côté français : Kevin Kervarec (Montpellier) sort, Clément Ric (Montferrand) le remplace.

43′ : Qui ne donne rien. Puisque nous sommes complètement de l’autre côté du terrain, près de la ligne d’en-but française. Mêlée introduction verte…

42′ : L’Irlandais O’Malley dévisse complètement son coup de pied dans ses 22. Cela donne une très bonne touche aux Tricolores.

41′ : Les hommes de Philippe Sella démarrent fort. Ils campent dans les 22 mètres des irlandais. Ces derniers obtiennent finalement une pénalité.

41′ : Le jeu va reprendre.

Mi-temps : Alors qu’on annonce les gagnants de la bourriche ici à Auch, nous vous rappelons que demain samedi, dans Sud Ouest, vous pourrez retrouver plusieurs pages spéciales sur l’autre France - Irlande, celui des aînés.

44′: Ca y est ! C’est la pause. Le public applaudit doucement. Pourtant, il y a du spectacle avec déjà trois essais et quelques bonnes phases de jeu. L’on se retrouve dans quelques instants pour suivre la deuxième période.
N’oubliez pas d’appuyer sur F5 ou sur “Actualiser” pour rafraîchir votre page et lire les derniers commentaires !

43′ : L’arbitre italien, M. Passancantando, se plait sur la pelouse auscitaine. Il ne se presse pas pour siffler la pause. Déjà trois minutes d’arrêts de jeu. Piano, piano…

40′ : Un drop tenté par Julien Dumora, le Pâlois, à 25 mètres côté gauche, passe à côté.

39′ : On peut voir de bonnes phases de jeu ici à Jacques-Fouroux. Les Tricolores, surtout, déroulent bien mais se heurtent à un bon bloc défensif irlandais. Bientôt la mi-temps…

36′ : Un petit rappel : les Bleuets (moins de 20 ans) sont entraînés par le duo Philippe Agostini/Philippe Boher et encadrés par l’ancien Agenais Philippe Sella.

35′: Le jeu est arrêté depuis quelques minutes. Nicolas Agnesi, le joueur toulonnais est au sol. Il se relève.

32′ : Martin Dufficy marque une pénalité pour l’Irlande. France 14 - Irlande 7

28′ : Pas mal d’ambiance dans le stade. Les jeunes tricolores retrouvent du public après avoir joué sous la neige et dans un vent glacial en Ecosse. Il y a bien 3000 personnes dans les travées.

24′ : Un essai mené par deux joueurs de Haute-Garonne. Vincent Mehn de Colomiers passe au Toulousain Charles Gimenez à quelques mètres de l’en-but qui s’en va marquer sans difficulté. Mathieu Belle transforme. France 14 - Irlande 7

24′ : Essai pour la France !

18′ : Les Irlandais ne pertent pas de temps pour revenir. Chris Cochrane est à la finition d’un beau mouvement collectif côté gaélique. L’ailier applatit entre les poteaux. Une réalisation transformée par Marty Dufficy. France 7 - Irlande 7

14′ : Superbe essai de l’équipe de France sur un contre ! Thierry Lacrampe applatit dans l’enbut ! Un essai transformé par Mathieu Belle. France 7 - Irlande 0

0′ : N’oubliez pas d’actualiser les commentaires en appuyant sur F5 ou sur “actualiser”.

0′ : Bienvenue au stade Jacques-Fouroux, à Auch, pour suivre le déroulement de cette rencontre du tournoi des VI nations. La France, après avoir battu l’Ecosse (12-6), est opposée à l’Irlande.

 

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Ce vendredi 08 février, les espoirs encadrés par Philippe Sella, après une première victoire face à l’Ecosse, reçoivent leurs homologues Irlandais à Auch (Gers). Le quinze bleuet compte quelques grands espoirs du rugby tricolore, notamment Mathieu Bastareaud du Stade français, Yann David de Bourgoin ou le Toulonnais Yoann Maestri, capitaine de l’équipe. Plusieurs joueurs du sud ouest ont également été appelés : Julien Dumora (section paloise), Arthur Chollon (Bordeaux-Bègles) ou Jean-Baptiste Roidot (Biarritz).

Coup d’envoi à 18h30, début du direct vers 18h15 vendredi 08 février sur ce blog avec la rédaction de Sud Ouest!


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Avant le match Ecosse/France

AVANT ÉCOSSE - FRANCE. Demain à Murrayfield, autour du talonneur revenant William Servat, les piliers des Bleus seront deux nouveaux venus : Julien Brugnaut et Lionel Faure. Danger, droit devant

« Sud Ouest » du samedi 2 février 2008

ecosse piles


Des piles pour sauver la face

:Nicolas Espitalier envoyé spécial

Des premières lignes françaises qui se distordent à Murrayfield, ça s’est vu. Même les années de vaches maigres dans les troupeaux velus des Highlands, l’Écosse produit du pilier de tradition. Du vrai. Ces joueurs-là poussent comme le chiendent dans les écoles de rugby du pays, et comme des bœufs d’attelage en mêlée fermée. Alors, avant d’aller jouer l’ouverture du Tournoi des Six Nations devant les chœurs d’Edimbourg, il vaut mieux s’équiper.
Un exemple récent : il y a deux ans, même lieu, mêmes circonstances, au premier jour du Tournoi 2006, les piliers français De Villiers, Marconnet puis Milloud avaient cédé. Et avec eux, le XV de France, battu 20-16 par la vice-cuillère de bois en titre. Or, cette fois, les trois expérimentés cités plus haut sont indisponibles. Et le nouveau sélectionneur des Bleus, Marc Lièvremont, a fait, contraint et forcé, le choix de la nouveauté.
Deux joueurs jamais encore sélectionnés, Julien Brugnaut et Lionel Faure, ont vu leur nom sortir du « choixpeau magique », pour emprunter un terme forgé à Edimbourg par la romancière J.K. Rowling pour « Harry Potter ». « Ils sont peut-être nouveaux, mais ils ne sont pas si jeunes que ça et ils sont tous les deux des joueurs expérimentés. Ils s’intègrent de manière remarquable et sont très à l’aise », rassure Didier Retière, l’entraîneur des avants.


« Ils seront à 150 % ». Soit. Mais, à une première ligne écossaise Murray-Ford-Jacobsen qui totalise la bagatelle de 55 sélections, opposer deux piliers néophytes et un talonneur n’ayant que 16 sélections (William Servat, de retour après deux ans et demi d’absence), c’est osé. Risqué, même. « Si vous me trouvez deux piliers à 80 sélections, on peut en rediscuter ! », rétorque Marc Lièvremont.
On peut commenter sa décision en long, en large et l’avoir en travers de la gorge, le fait est qu’il n’avait pas beaucoup le choix. Surtout après la blessure, lundi, de Jean-Baptiste Poux. Le Perpignanais Nicolas Mas est venu pallier son absence avec un petit bagage de 14 sélections, qui suffit à faire de lui « un ancien », et il sera sur le banc demain après-midi.
Il commente : « Julien a 26 ans, Lionel en a 30 et, s’ils sont là, ce n’est pas par hasard. Ils m’ont paru très gentils, très ouverts. En Écosse, ne vous inquiétez pas, ils vont s’envoyer à 150 % ». Le pilier astigmate aux petites lunettes d’intellectuel (précisons qu’il met des lentilles pour jouer) sait pour autant qu’il va rentrer en jeu, à un moment ou à un autre. « Je m’y attends et je serai prêt », promet-il.


Deux gauchers. Le coaching en première ligne, devenu incontournable (ou du moins rarement contourné) à ce niveau de compétition, sera d’autant plus décisif demain que les deux piliers titulaires sont des piliers gauches. « Je suis capable de jouer à droite, je l’ai déjà fait. Et si c’est pour jouer en équipe de France, vous savez… », glisse Julien Brugnaut. Le Libournais de l’US Dax ne sera pas aligné dans son poste de prédilection, mais il devra peut-être s’y faire : « Plusieurs spécialistes m’ont déjà dit que j’avais le physique pour devenir un bon pilier droit ».


Bille en tête. Didier Retière semble avoir la même idée. « Il faut coacher la première ligne et, dans ces circonstances, avoir un pilier polyvalent, c’est important. C’est l’un de nos objectifs avec ces joueurs-là », reconnaît l’entraîneur. Pas plus inquiet que Brugnaut, qui craint plus sa propre émotion pendant « La Marseillaise » que le face à face avec Jacobsen. Pas plus inquiet que le volubile Lionel Faure, désormais rebaptisé : « L’homme-qui-a-éclipsé-Sheridan-à-Sale ». C’est un peu long, mais ça veut dire ce que ça veut dire.
Demain, les deux « piles » neuves du XV de France entreront bille en tête dans la tradition écossaise. Les 1 et les 3, là-bas, portent en eux l’héritage de David Sole, pilier et capitaine du Chardon lors du dernier grand chelem de l’Écosse en 1990, grand promoteur de « Flowers of Scotland » comme hymne de son équipe. Et ça, ça risque de filer des frissons à Julien Brugnaut.


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DIDIER RETIÈRE. Physique de première ligne et sourire aimable, le coach bourguignon des avants du XV de France est l’inconnu du trio d’entraîneurs

« Sud Ouest » du samedi 2 février 2008



Le troisième homme


retiere

:Nicolas Espitalier envoyé spécial

«Quand ils ont annoncé que les nouveaux entraîneurs du XV de France étaient Marc Lièvremont, 23 sélections, Émile Ntamack, 46 sélections, et moi, 0 sélection, j’ai pensé que tout le monde allait se demander qui je suis. » Tout juste. Didier Retière, en charge des avants dans le nouveau staff des Bleus, est un inconnu du bataillon. Fut-ce celui de Joinville où, parmi les sportifs de haut niveau, il a salué le drapeau.
« J’avais tout ce qu’il fallait pour ne pas être là où je me trouve aujourd’hui : du Nord, jamais international, conseiller technique… », s’amuse l’ancien talonneur. Qui se reconnaît au moins un signe extérieur d’appartenance : « J’ai la gueule d’un gars qui joue au rugby, c’est sûr ». Aux îles Fidji et en Nouvelle-Zélande, où il a passé (comme par hasard) ses dernières vacances, sa tronche souriante de première ligne costaud lui a valu quelques amorces de conversation rugbystiques et cosmopolites.


Pédagogie. Natif du Maine-et-Loire, puis rapidement installé en région parisienne, il a débuté dans le petit club d’Achères. « J’y allais pour voir mon père jouer, j’assistais aux entraînements de temps en temps, et puis j’ai eu envie de jouer à mon tour. J’ai attaqué le rugby à 7 ans », raconte Didier Retière. Après une saison en cadets à Conflans-Sainte-Honorine, il intègre le Racing-Club de France.
Il se révèle un talonneur « agressif » et de bon niveau, et décroche avec ses coéquipiers un titre de champion de France Reichel en 1987. « On tombait juste après la génération du Racing finaliste cette année-là, il a été difficile d’intégrer la première. En seniors, j’étais un bon cireur de banc ! J’ai tout de même joué quelques matches, notamment en Du-Manoir », précise l’ancien racingman.
Pour évoluer dans l’élite du rugby français, le talonneur a changé de club. Il a rejoint le PUC, d’abord, puis Le Creusot. « J’ai rejoint ma femme en Bourgogne, explique-t-il. Elle est viticultrice à Nuits-Saint-Georges, où elle fait du vin rouge et un peu de blanc. J’ai joué deux saisons en Groupe A au Creusot, dont une où on a fait un huitième de finale contre Castres. Quand Le Creusot est descendu en Groupe B, je suis parti à Dijon qui montait. Là-bas, on avait une bonne équipe, on a battu Toulouse. »


La dimension humaine. La suite est affaire de pédagogie. Lui qui en juniors encadrait déjà l’école de rugby, passe les diplômes et devient conseiller technique dans un pôle régional à Lyon. Repéré, Didier Retière retourne en décembre 2001 à la capitale pour s’occuper des équipes de France de jeune. En 2006, associé à Émile Ntamack, il conduit les Bleuets jusqu’au sacre de Clermont-Ferrand : une victoire en finale de Coupe du monde sur l’Afrique du Sud (24-13). Dans la sélection figurent Jacquet et Ouedraogo, qui joueront demain en Écosse.
« Après, tout s’est fait naturellement, avec Marc et Émile, dit le nouveau co-entraîneur des Bleus. J’essaie de prendre de la distance, de rester concentrer sur le jeu : le XV de France fonctionne comme les autres équipes, sauf que les joueurs vont plus vite… J’aime le jeu, sa dimension humaine, son mélange d’intelligence et de courage. Il y a tout ce qui fait la vie : des drames, des échecs, des moments heureux ». On ignore encore dans quelle catégorie se classera le match Écosse-France de demain.



4 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Ecosse/France : La match en 5 questions

LE MATCH EN QUESTIONS. L’encadrement relativise les problèmes de mêlée et évoque le manque de préparation collective pour expliquer ces tâtonnements

La mêlée bleue se défend

:Julien Duby envoyé spécial

ecosse melee

1 Y avait-il en-avant sur l’essai de Clerc ?
Oui. Dès sa sortie de la douche, Cédric Heymans est d’ailleurs venu aux informations, lui aussi convaincu que sa dernière passe pour son compère du Stade Toulousain était en avant. « Je m’en doutais un peu, mais ce n’est pas grave hein ! » a souri l’ailier toulousain. Pendant quelques instants, M.Rolland, l’arbitre a pourtant semblé vouloir faire appel à la vidéo pour valider cet essai. En fait, il s’agissait seulement de faire une idée précise de la bagarre entre Henderson et Traille. En écopant simplement d’une pénalité au centre du terrain, l’Écossais, s’en est finalement (très) bien sorti, après avoir asséné un coup de tête au Biarrot.
2 Le jeu des Bleus est-il gourmand en énergie ?
Oui. La plupart des joueurs ont évoqué le plaisir qu’ils ont pris sur le terrain, mais aussi la fatigue qu’ils ont ressentie en fin de première mi-temps. « En fait, c’est paradoxal, résume Heymans. On est parti à fond et on s’est mis dans le rouge, mais plus ça allait, mieux ça allait. On a réussi à se refaire. » Pour Vincent Clerc, il y a peut-être une piste de travail à explorer. « On aurait peut-être dû temporiser à certains moments, où user un tout petit peu plus du jeu au pied pour reprendre notre souffle. »
3 Faut-il s’inquiéter pour la mêlée bleue ?
Pas forcément. Certes, le pack a souvent vacillé en première mi-temps en mêlée fermée. Mais il n’a perdu qu’un ballon, et a été pénalisé une fois, sur un écroulement de Faure. Par la suite, et avec les entrées de Mas à droite et Szarzewski au talonnage, les choses se sont considérablement améliorées. « On a souffert, mais on a jamais vraiment pris l’eau » tempère ainsi Marc Lièvremont. « Nous n’avons eu qu’une semaine ensemble, et peut-être une seule vraie séance pour travailler spécifiquement ce secteur. Finalement, on peut être satisfait de notre performance aujourd’hui. » Dans ce contexte, le pilier droit Julien Brugnaut a parfois semblé le plus à la peine, mais le Dacquois a préféré positiver. « Bien sûr je suis un peu déçu de mes mêlées, mais je n’avais pas une pipe (Murray) en face de moi, et il effaçait bien son épaule? Je suis plutôt content de ma prestation. » Interrogé au sujet du positionnement à droite, de ce « gaucher », Lièvremont a été clair et a pris la défense de son poulain. « Julien a toutes les qualités physiques d’un pilier droit. Aujourd’hui, le problème était lié au manque de repères collectifs. » Il n’empêche, le pack français devra très vite se régler, car dans une semaine, la mêlée irlandaise s’annonce sans doute plus coriace que celle de l’Écosse.
4 Lièvremont reprendra-t- il les mêmes ?
Le groupe des 22 pour affronter l’Irlande samedi prochain sera dévoilé ce soir (à 18 heures) à Marcoussis. Sachant qu’aucun blessé sérieux n’est à déplorer, Lièvremont n’a pas d’obligation de modifier son groupe, d’autant qu’il ne s’était pas montré particulièrement favorable à cette hypothèse, surtout en cas de victoire. « Mais ce n’est pas parce qu’on a gagné qu’il n’y aura pas de changement ! On va réfléchir. Évidemment, je me vois mal renvoyer dix joueurs à la maison. » Un roulement n’est cependant pas à exclure, soit pour essayer d’autres joueurs, soit pour apaiser certains clubs de Top 14, privés de leurs joueurs clés. Un remplacement poste pour poste de Brugnaut par son équipier dacquois Renaud Boyoud ne semblerait pas totalement fou, de même qu’un retour (momentané) de Trinh-Duc à Montpellier, de Vermeulen à Clermont ou de Parra à Bourgoin (remplacé par Mignoni ?).
5 C’est quoi ces chaussures orange ?
Vincent Clerc et Cédric Heymans ne portaient pas des semelles de vent, mais de très spectaculaires chaussures orange fluorescentes ! Une initiative de leur équipementier qui vient de lancer ce modèle à la Coupe d’Afrique des Nations de football, en équipant l’Ivoirien Didier Drogba. « Rougerie et Malzieu auraient dû les porter aussi, s’amuse Heymans, mais ils n’ont pas osé ! » Clerc se fait plus précis. « En fait, elles sont très légères et très fines. Ils ont eu peur de ne pas se sentir à l’aise dedans, mais rassurez-vous, on va revenir rapidement à des couleurs plus traditionnelles. »


PHOTO LAURENT THEILLET



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2 février : Ecosse/France

ÉCOSSE - FRANCE. L’équipe de France de Marc Lièvremont a tenu ses promesses, hier à Murrayfield, en s’efforçant d’envoyer du jeu et en inscrivant trois essais d’ailiers. Des satisfactions à confirmer

Baptême du feu follet

:Nicolas Espitalier envoyé spécial


ecosse 1

Ce n’est pas la révolution d’accord, et d’accord ce n’est que l’Écosse. Mais quand même. Le XV de France version Lièvremont, au premier jour de son long voyage vers après-demain, fait plaisir à voir. Sans être spectaculaire, il réussit cette prouesse : prendre des risques sans se mettre en danger, et vice versa. Des relances décidées des 22 mètres, quelques pénalités opportunément jouées à la main en quatrième vitesse, du jeu au pied dosé juste comme il faut. Les Bleus disent « envie », ils disent « solidarité ». On se dit « oxygène ». Et on respire un grand coup.
Parce que c’est le Tournoi, parce que c’est Murrayfield, parce que la presse écossaise titre sur « Le crunch » (terme qui ne désigne donc pas seulement le choc franco-anglais), le décor est celui d’un monde à part. Délicieusement suranné, eurocentrique et joyeux, avec des kilts et des Astérix. Le pilier dacquois Julien Brugnaut sourit à la princesse Anne comme s’il croisait son ancienne prof d’anglais. Vingt-deux joueurs chantent « La Marseillaise », soixante mille voix portent « Flowers of Scotland ».


Mauvais début devant. Mieux qu’une rangée de cornemuses, la première mêlée du match donne le ton. La première ligne française plie sous le poids, rayez la mention inutile, de l’émotion ou des avants écossais. Pour leur première apparition chez les Bleus, Lionel Faure et Julien Brugnaut vont commencer par faire plus ample connaissance avec la pelouse de Murrayfield après avoir serré la main de la princesse.
Le pack du Chardon, plutôt conquérant en première période, plante un drapeau bleu à croix blanche à l’orée des 22 mètres français. Dan Parks, préféré à l’illustre Chris Paterson au poste de demi d’ouverture, doit marquer son territoire : il ouvre le score d’un drop parfait (4e). La sono passe « Five hundred miles », la musique de « Shrek » composée par les Écossais des Proclaimers, pour saluer les points des locaux. En fait, on ne l’entendra qu’une deuxième et dernière fois, à la 30e minute, lorsque Parks sanctionnera d’une pénalité l’effondrement du pilier gauche Lionel Faure.


Heymans flamboyant. Ce sera tout pour le compteur des Écossais et pour la mélodie rock du gros monstre vert. Les Bleus nouveaux, auxquels on a dit et répété « Faites vous plaisir », se montrent obéissants sans attendre. Relance rapide depuis le camp français, Trinh-Duc lance Malzieu, Heymans porte le danger le long de la ligne de touche d’un long coup de pied à suivre. Cela n’aboutira pas, mais ce n’est que partie remise pour l’arrière de l’équipe de France, de Toulouse et de circonstance.
Il se montre toujours plus rapide, toujours plus malin. Quoi qu’il fasse, Cédric Heymans fait avancer les siens et les entraîne dans son sillage. Servi par Trinh-Duc, c’est lui qui va jouer un « une-deux-une » avec Vincent Clerc, agrémenté d’un joli en-avant invisible pour un arbitre irlandais. Clerc plonge et inscrit un essai très toulousain. Ce qui fera dire à Thierry Dusautoir après la rencontre : « C’est le jeu qu’on pratique à Toulouse. Des trois-quarts qui relancent tous les ballons, ce n’est pas très surprenant ».


L’axe Clermont-Toulouse. Sur l’essai de Clerc, le centre écossais Henderson se chamaille avec Damien Traille et lui assène un coup de tête au visage. L’arbitre demande la vidéo, ce que la sono accompagne d’un angoissant « Carmina Burana ». Henderson ne sera pas puni, comme en échange de l’en-avant français non sifflé. Après l’essai toulousain, ce sont les Clermontois, deuxième colonie régionale dans l’effectif du XV de France, qui marquent. Loïc Jacquet raconte : « Il y a pénalité, j’entends Julien (Malzieu) m’appeler : Loïc, Loïc, vite ! Je lui fais juste une passe? ». Et Malzieu s’en va inscrire un bel essai - drôlement chanceux, quand même - pour sa première sélection.
Pendant ce temps-là, les avants font le fond de sauce. Mas, entré en cuisine, fait du rangement ; Ouedraogo ramène des paniers de ballon ; Dusautoir découpe la viande ; Jacquet et Nallet chauffent les fourneaux. Le capitaine est censé être « exemplaire », il l’est. « Quand quelqu’un prend une initiative, on ne va pas lever les bras en se disant : mais qu’est-ce qu’il fait ? On le suit ». Il y a du déchet, peut-être, quelques ballons rendus, mais l’Écosse n’étant pas l’Afrique du Sud, la voie reste libre. Clerc est un as du rebond favorable et s’offre un deuxième essai personnel.
Tout cela fait plaisir à voir. Mais ce commentaire de Jean-Baptiste Elissalde est à méditer : « On ne sait pas si c’était une grande équipe de France ou une petite équipe d’Écosse ».

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LES ÉQUIPES

ecosse 3Le XV de France

Heymans - Clerc, Marty, Traille,

Malzieu - (o) Trinh-Duc, (m) Elissalde

-Dusautoir,Vermeulen,Ouedraogo

-Nallet (cap), Jacquet -Brugnaut,

Servat, Faure.

Remplaçants : Szarzewski,Mas,Méla,

Bonnaire, Rougerie, Skrela, Parra.

Le XV d’Écosse

R. Lamont -Walker,De Luca,Henderson,

Webster - (o) Parks, (m)M.Blair

-Barclay,Callam, Ja.White (cap) -Hamilton,

Hines, E.Murray, Ford, Jacobsen.

Remplaçants : Thomson, Kerr,

McLeod, K. Brown, C. Cusiter, Paterson,

Southwell.

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ecosse 2 Les photos de Laurent Theillet


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ecosse melee Le match en 5 questions

 

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ecosse piles Avant le match…

 


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Tournoi des Six nations : Avant matchs

LES ADVERSAIRES DES BLEUS. Le Tournoi d’après Coupe du monde débutera demain à 15 heures par le match Irlande-Italie au Croke Park de Dublin. Revue des troupes avant le début de l’édition 2008. TABLEAU HISTORIQUE et FORUM en ligne !

VI Nations : Ce sera très relevé

:Nicolas Espitalier envoyé spécial

tableau tournoi

1. L‘Angleterre reste quand même favorite.
La situation. Champion du monde en 2003, vice-champion du monde en 2007, le XV de la Rose a beau avoir loupé tous ses Tournois entre les deux Mondiaux, il retrouve l’Europe avec un statut de favori. Le sélectionneur Brian Ashton a besoin d’un bon Tournoi pour faire taire les contestations apparues après la finale perdue d’octobre contre l’Afrique du Sud.

La sélection. Phil Vickery conservera le capitanat acquis pendant la Coupe du Monde. Le cinq de devant, à un élément près, sera celui de l’automne dernier. La charnière Gomarsall-Wilkinson est reconduite. Derrière, où Catt et Robinson ont pris leur retraite internationale, notons la titularisation de l’ailier des Harlequins David Strettle, 24 ans et quatre sélections au compteur.

wilkinsonLa sensation. Ce sera la rivalité au poste de demi d’ouverture entre l’idole Johnny Wilkinson, (28 ans, 65 sélections) et l’ambitieux Danny Cipriani (20 ans, 0 sélection), ouvreur des Wasps, qui sera sur le banc demain.

2. L’Écosse, une valeur stable.
La situation. Malgré une étonnante défaite à domicile contre l’Italie, l’Écosse avait réalisé un bon Tournoi l’an dernier et devancé l’Angleterre. En Coupe du Monde, elle a fait un parcours correct, ne s’inclinant qu’en quarts de finale contre l’Argentine (13-19). Un renouveau à confirmer, neuf ans après sa dernière victoire dans le Tournoi.
La sélection. Frank Hadden joue la stabilité, avec une majorité de mondialistes de 2007. Il lance un seul nouveau dans le grand bain, le centre d’Edimbourg Nick De Luca.
La sensation. C’est, au choix, une cause ou une conséquence directe de la première sélection de De Luca : Chris Paterson, centre et buteur du XV du Chardon, auteur d’un tiers des points de son équipe lors de la dernière Coupe du monde, sera remplaçant dimanche contre la France.

3. Le Pays de Galles presque moribond.
La situation. Depuis leur grand chelem de 2005, les Gallois s’enfoncent. Deux fois avant-derniers du Tournoi, carrément éliminés dès le premier tour de la Coupe du Monde en France, ils ont besoin d’un électrochoc. Au plus vite.
La sélection. Elle a été confiée à un nouvel entraîneur, le Néo-Zélandais Warren Gatland, qui a remplacé Gareth Jenkins. Il a donné à son équipe une ossature largement issue des Ospreys de Neath-Swansea, qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe.

hensonLa sensation. Le centre Gavin Henson, héros du grand chelem 2005 mais absent lors de la Coupe du Monde, est de retour dans le XV du Chardon. Ce beau gosse turbulent, qui alimente les rubriques people et parfois les faits-divers, est censé devenir l’un des cadres de la sélection.

4. L’Irlande s’annonce revancharde.
La situation. Après avoir perdu le Tournoi 2006 à cause d’une minuscule différence de 4 points en faveur de la France, l’Irlande avait de grandes ambitions pour le Mondial. Or, elle a énormément déçu, en n’accédant pas aux quarts de finale et en peinant à battre la Géorgie à Bordeaux.
La sélection. Parfois, on ne change pas une équipe qui perd. Eddie O’Sullivan fera débuter demain quinze mondialistes de l’automne dernier. Un seul nouveau a été retenu dans le groupe des 22, l‘ailier Rob Kearney, et il sera remplaçant.
La sensation. Outre la titularisation de Reddan plutôt que Stringer derrière la mêlée, on surveillera surtout la réaction d’une génération dorée d’arrières irlandais, celle des prodiges O’Gara et O’Driscoll, qui a soulevé beaucoup plus d’espoir que de trophées.

5. L’Italie plus que jamais ambitieuse.
La situation. La Squadra Azzura a signé deux grandes premières lors du dernier Tournoi : décrocher deux victoires et s’imposer à l’extérieur, en l’occurrence à Edimbourg. Puis elle a réalisé un Coupe du monde correcte, n’échouant que de 2 points pour la qualification, encore contre l’Écosse.
La sélection. Pierre Berbizier, qui a permis à l’Italie de franchir un palier, a été remplacé par Nick Mallett au poste de sélectionneur. Le Sud-Africain a gardé une majorité de mondialistes : dans le XV de départ de demain, seuls le demi de mêlée Travagli et l’ailier Canavosio n’ont pas pris part au dernier Mondial.

masiLa sensation. C’est la charnière. Pez écarté, De Marigny blessé et Troncon retraité, Mallett propose Andrea Masi (Biarritz Olympique) à l’ouverture et Pietro Travagli (Parme) à la mêlée.

1 février 2008 - Lire la suite Tags: , ,