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Retour au Sydney Concord Oval

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Le Sydney Concord Oval ? Mais si, souvenez-vous ! Le XV de France n’y a joué qu’un seul match dans toute son histoire, mais un match que personne n’a oublié. C’était il y a vingt-et-un ans. Le 13 juin 1987, l‘équipe du capitaine Daniel Dubroca, qui avait assuré sa place dans le dernier carré mondial grâce à quatre victoires (Ecosse, Roumanie, Zimbabwe, Fidji) sur des terrains néo-zélandais, affrontait les Wallabies chez eux, en demi-finale de Coupe du Monde, dans ce stade des quartiers ouest de Sydney. 24-24. Un ballon récupéré par Berbizier dans les 22 mètres français, une chandelle de Lagisquet sur Campese, des Bleus partout et, au bout d’une action interminable, une passe de Rodriguez pour Blanco. Et puis cet essai en coin de l’arrière français, qui fait s’étrangler Pierre Salviac (”L’équipe de France est en finale ! L’équipe de France est en finale !”) et qui qualifie les Bleus (24-30) pour la finale de la première Coupe du Monde de rugby à XV. David Ellis, le spécialiste de la défense pour l’actuel XV de France, y était hier pour rencontrer le coach des Western Tigers, la franchise de rugby à XIII qui partage l’enceinte avec le club quinziste des Pirates. Nous l’y avons suivi (reportage à lire dans Sud Ouest demain). Il n’est pas bien grand, ce Concord Oval par rapport à la taille du souvenir de 1987. Deux tribunes, qui ressemblent à la grande tribune, la “Basquet”, du stade Armandie à Agen… dont Guy Basquet fut le grand artisan après avoir découvert avec enthousiasme les installations australiennes. Tout sauf un hasard. Une demi-finale de Worldcup dans un stade d’environ 15-20.000 places… Quand on pense au Millennium Stadium de Cardiff, qui en fait quatre fois plus et qui n’a été inauguré que douze ans après la première Coupe du Monde, ça donne une illustration de ce qui a pu se passer en Ovalie ces deux dernières décennies.

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Marc Lievremont face aux lecteurs de “Sud Ouest”

4 février 2008 - Aucun commentaire
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2 février : Ecosse/France

ÉCOSSE - FRANCE. L’équipe de France de Marc Lièvremont a tenu ses promesses, hier à Murrayfield, en s’efforçant d’envoyer du jeu et en inscrivant trois essais d’ailiers. Des satisfactions à confirmer

Baptême du feu follet

:Nicolas Espitalier envoyé spécial


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Ce n’est pas la révolution d’accord, et d’accord ce n’est que l’Écosse. Mais quand même. Le XV de France version Lièvremont, au premier jour de son long voyage vers après-demain, fait plaisir à voir. Sans être spectaculaire, il réussit cette prouesse : prendre des risques sans se mettre en danger, et vice versa. Des relances décidées des 22 mètres, quelques pénalités opportunément jouées à la main en quatrième vitesse, du jeu au pied dosé juste comme il faut. Les Bleus disent « envie », ils disent « solidarité ». On se dit « oxygène ». Et on respire un grand coup.
Parce que c’est le Tournoi, parce que c’est Murrayfield, parce que la presse écossaise titre sur « Le crunch » (terme qui ne désigne donc pas seulement le choc franco-anglais), le décor est celui d’un monde à part. Délicieusement suranné, eurocentrique et joyeux, avec des kilts et des Astérix. Le pilier dacquois Julien Brugnaut sourit à la princesse Anne comme s’il croisait son ancienne prof d’anglais. Vingt-deux joueurs chantent « La Marseillaise », soixante mille voix portent « Flowers of Scotland ».


Mauvais début devant. Mieux qu’une rangée de cornemuses, la première mêlée du match donne le ton. La première ligne française plie sous le poids, rayez la mention inutile, de l’émotion ou des avants écossais. Pour leur première apparition chez les Bleus, Lionel Faure et Julien Brugnaut vont commencer par faire plus ample connaissance avec la pelouse de Murrayfield après avoir serré la main de la princesse.
Le pack du Chardon, plutôt conquérant en première période, plante un drapeau bleu à croix blanche à l’orée des 22 mètres français. Dan Parks, préféré à l’illustre Chris Paterson au poste de demi d’ouverture, doit marquer son territoire : il ouvre le score d’un drop parfait (4e). La sono passe « Five hundred miles », la musique de « Shrek » composée par les Écossais des Proclaimers, pour saluer les points des locaux. En fait, on ne l’entendra qu’une deuxième et dernière fois, à la 30e minute, lorsque Parks sanctionnera d’une pénalité l’effondrement du pilier gauche Lionel Faure.


Heymans flamboyant. Ce sera tout pour le compteur des Écossais et pour la mélodie rock du gros monstre vert. Les Bleus nouveaux, auxquels on a dit et répété « Faites vous plaisir », se montrent obéissants sans attendre. Relance rapide depuis le camp français, Trinh-Duc lance Malzieu, Heymans porte le danger le long de la ligne de touche d’un long coup de pied à suivre. Cela n’aboutira pas, mais ce n’est que partie remise pour l’arrière de l’équipe de France, de Toulouse et de circonstance.
Il se montre toujours plus rapide, toujours plus malin. Quoi qu’il fasse, Cédric Heymans fait avancer les siens et les entraîne dans son sillage. Servi par Trinh-Duc, c’est lui qui va jouer un « une-deux-une » avec Vincent Clerc, agrémenté d’un joli en-avant invisible pour un arbitre irlandais. Clerc plonge et inscrit un essai très toulousain. Ce qui fera dire à Thierry Dusautoir après la rencontre : « C’est le jeu qu’on pratique à Toulouse. Des trois-quarts qui relancent tous les ballons, ce n’est pas très surprenant ».


L’axe Clermont-Toulouse. Sur l’essai de Clerc, le centre écossais Henderson se chamaille avec Damien Traille et lui assène un coup de tête au visage. L’arbitre demande la vidéo, ce que la sono accompagne d’un angoissant « Carmina Burana ». Henderson ne sera pas puni, comme en échange de l’en-avant français non sifflé. Après l’essai toulousain, ce sont les Clermontois, deuxième colonie régionale dans l’effectif du XV de France, qui marquent. Loïc Jacquet raconte : « Il y a pénalité, j’entends Julien (Malzieu) m’appeler : Loïc, Loïc, vite ! Je lui fais juste une passe? ». Et Malzieu s’en va inscrire un bel essai - drôlement chanceux, quand même - pour sa première sélection.
Pendant ce temps-là, les avants font le fond de sauce. Mas, entré en cuisine, fait du rangement ; Ouedraogo ramène des paniers de ballon ; Dusautoir découpe la viande ; Jacquet et Nallet chauffent les fourneaux. Le capitaine est censé être « exemplaire », il l’est. « Quand quelqu’un prend une initiative, on ne va pas lever les bras en se disant : mais qu’est-ce qu’il fait ? On le suit ». Il y a du déchet, peut-être, quelques ballons rendus, mais l’Écosse n’étant pas l’Afrique du Sud, la voie reste libre. Clerc est un as du rebond favorable et s’offre un deuxième essai personnel.
Tout cela fait plaisir à voir. Mais ce commentaire de Jean-Baptiste Elissalde est à méditer : « On ne sait pas si c’était une grande équipe de France ou une petite équipe d’Écosse ».

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LES ÉQUIPES

ecosse 3Le XV de France

Heymans - Clerc, Marty, Traille,

Malzieu - (o) Trinh-Duc, (m) Elissalde

-Dusautoir,Vermeulen,Ouedraogo

-Nallet (cap), Jacquet -Brugnaut,

Servat, Faure.

Remplaçants : Szarzewski,Mas,Méla,

Bonnaire, Rougerie, Skrela, Parra.

Le XV d’Écosse

R. Lamont -Walker,De Luca,Henderson,

Webster - (o) Parks, (m)M.Blair

-Barclay,Callam, Ja.White (cap) -Hamilton,

Hines, E.Murray, Ford, Jacobsen.

Remplaçants : Thomson, Kerr,

McLeod, K. Brown, C. Cusiter, Paterson,

Southwell.

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ecosse 2 Les photos de Laurent Theillet


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ecosse melee Le match en 5 questions

 

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ecosse piles Avant le match…

 


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4 février 2008 - 3 commentaires
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