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Fin du voyage

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Les Bleus sont rentrés aujourd’hui à Roissy. Ils ont quitté Brisbane tôt dimanche matin pour Sydney, et ont effectué le vol Sydney-Singapour sur un Airbus A380 comme celui que j’avais eu à l’aller. J’étais à Singapour en même temps qu’eux mais pas au même terminal, puisque je rentrais à Bordeaux via Francfort alors que l’équipe de France empruntait un direct Singapour-Paris. Pour la photo de fin, voici la tribune de presse du Lang Park / Suncorp Stadium de Brisbane où je me trouve en compagnie de mes confrères Philippe Kallenbrunn de Midi Olympique, Baptiste Pace de l’AFP et Christian Jaurena de L’Equipe.


Après la double défaite…

ÉQUIPE DE FRANCE. Après une double défaite contre les Wallabies (34-13 à Sydney, 40-10 à Brisbane), le groupe France de ce mois de juin 2008 rentre aujourd’hui. Bilan humain de cette tournée à part

Bulletin de voyage

:Nicolas Espitalier envoyé spécial

«On voulait positiver cette tournée, alors on la positive jusqu’au bout », soufflait le sélectionneur du XV de France, Marc Lièvremont, samedi dans les vestiaires du Suncorp Stadium de Brisbane. Comment positiver après avoir subi deux défaites record contre l’Australie (34-13 à Sydney, 40-10 à Brisbane), en ayant encaissé huit essais et deux leçons de réalisme ?
Hors du terrain, en faisant de ce fiasco un précédent, pour éviter qu’une telle situation _ saison de douze mois, doublon entre tournée et championnat _ ne se reproduise (lire Sud Ouest Dimanche d’hier). Sur le terrain, en cherchant des satisfactions individuelles. Le voyage en Australie aura servi à tester une deuxième fournée dans la vaste revue d’effectif initiée par le nouveau sélectionneur des Bleus. Il avait vu 34 joueurs sur le Tournoi, dont treize jamais capés auparavant. Entre Sydney et Brisbane, il vient d’en tester 19 de plus, dont douze nouveaux. Petit bilan humain.
1 Ceux qui ont marqué des points
Sébastien Chabal, appliqué à l’entraînement, courageux sur le terrain, est revenu dans le jeu. Oublié du Tournoi après avoir été le héros médiatique de la Coupe du monde, le joueur de Sale a visiblement convaincu Marc Lièvremont.
Petit prince de Sydney puis fantôme de Brisbane, l’ailier briviste Alexis Palisson (20 ans) s’est fait un nom sur la scène internationale. On le reverra en Bleu si les petits cochons de Corrèze ne le mangent pas.
Sébastien Tillous-Borde, le Béarnais du Castres Olympique, a montré un beau tempérament et rentrera sans doute dans les futurs plans du staff tricolore pour peu qu’il enrichisse son registre de jeu. Sans tout casser, Matthieu Lièvremont a fait le métier en troisième ligne. Sera-ce suffisant dans un secteur où la France vit une situation d’abondance ?
Au pays des piliers, où l’on croyait la densité au kilomètre carré équivalente à celle du grand désert australien, ceux qui ont joué cette quinzaine ont pris date. Renaud Boyoud et Benoît Lecouls « à moyen terme », pour reprendre l’expression de l’entraîneur des avants Didier Retière, et Pierre Correia à plus long terme.
Dans un univers beaucoup plus concurrentiel, certains des arrières testés sur cette tournée devraient postuler pour un retour en Bleu lorsque le bataillon de Clermontois, de Toulousains et de Parisiens leur en laissera la place. Thibault Lacroix et Benjamin Thiéry ne se sont pas troués. Malgré son absence de vigilance sur l’essai de Hynes, David Janin, 31 ans, a pris du temps de jeu sans perdre la face.
2 Ceux qui restent des cadres
François Trinh-Duc n’est pas pour rien dans « le jeu au pied catastrophique » et « le manque d’alternance » du XV de France samedi soir à Brisbane. Pour autant, il a confirmé sa place de cadre dans la nouvelle génération bleue. Même si Marc Lièvremont rappelle qu’il n’a pas encore vu Beauxis et Michalak à l’oeuvre depuis son arrivée.
Le capitaine Lionel Nallet était au bout du rouleau avant-hier, mais il reste un leader naturel aux yeux du staff. Fulgence Ouedraogo, Louis Picamoles, Lionel Faure malgré son forfait pour la deuxième semaine, Imanol Harinordoquy ou Sébastien Bruno n’ont pas dit leurs derniers mots bleus, eux non plus.
3 Ceux qui ont perdu des points
Damien Traille, crédité d’un match très en dessous de son niveau à Sydney, était dans les tribunes à Brisbane. « On connaît ses qualités », ont répété les coaches. Mais le centre biarrot a peut-être perdu de son aura, alors qu’il était censé être un guide dans des lignes arrières composées de débutants.
Benjamin Boyet a déçu lors de son premier match à l’ouverture et s’est trouvé écarté lui aussi, jusqu’à ce qu’une blessure de Couzinet le ramène sur la feuille de match. Il s’est montré un peu plus à son aise lors du second test, où il est entré en fin de rencontre, mais il souffrira certainement de la concurrence à son poste.
4 Ceux qui n’ont pas eu le temps
L’arrière Pepito Elhorga, le deuxième ligne David Couzinet, le centre Maxime Mermoz, l’ailier Jean-Baptiste Peyras, le flanker Yannick Caballero, le talonneur Benjamin Kayser ont eu peu de temps pour s’exprimer, que ce soit pour cause de blessure, de choix de l’entraîneur ou de circonstances de jeu. Si Elhorga était un revenant, qui a abordé cette tournée avec la sagesse de celui qui vit une deuxième chance, les autres étaient des nouveaux-venus. Ils ne se sont pas grillés en Australie, mais n’ont pas eu l’heure d’y briller. Revenir leur sera difficile dans l’immédiat.
5 Dimitri Yachvili : le cas à part
Le cas de Dimitri Yachvili est assez particulier. Plutôt satisfait de sa prestation au parc olympique de Sydney, il a tout de même dû céder sa place à Sébastien Tillous-Borde et n’est entré que quelques minutes à Brisbane, le temps de passer une transformation. Conservera-t-il la confiance de Marc Lièvremont ?


Australie 40-10 France

Le XV de France vient de subir à Brisbane la plus large défaite de son histoire contre les Wallabies (40-10, mi-temps 26-3) au Lang Park de Brisbane. Les Australiens ont inscrit quatre essais dont deux de Ryan Cross, rentré en cours de match. Les Français n’ont sauvé l’honneur qu’à la dernière seconde par un essai de François Trinh-Duc, servi par le Biarrot Benjamin Thiéry au terme d’une course de 50 mètres. A l’heure qu’il est, un podium est dressé sur la pelouse du Suncorp Stadium (Lang Park) de Brisbane. Bernard Lapasset et Pierre Camou y ont pris place. Le capitaine australien Stirling Mortlock va y recevoir le trophée des Bicentenaires, créé en 1988 et lancé en 1989 pour célébrer les rencontres entre le XV d’Australie et le XV de France.



Captain’s run dans le “Cauldron”

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C’est une équipe visiblement concentrée qui s’est présentée tout à l’heure pour le galop du capitaine sur la pelouse du Suncorp Stadium (toujours le naming, lire un précédent post sur la question). “The Cauldron”, qui compte une cinquantaine de milliers de places (37000 sont vendues pour demain), est l’antre habituel des Brisbane Broncos, la franchise de rugby à XIII (NRL) de Brisbane, qui ne joue pas cette semaine. Ses sièges sont peints en jaune et rouge, ce qui rend d’autant plus dommageable l’absence de joueurs de l’USAP en équipe de France dans cette tournée.


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